Comment les règles fiscales transforment les dynamiques économiques et sociales ? Et si la richesse du patrimoine foncier ou immobilier était mobilisée pour réduire les inégalités ? Le tour des propriétaires est un jeu à visée pédagogique qui permet de comprendre comment différents systèmes fiscaux liés à la terre (ou leur absence) influencent le développement économique, la redistribution des richesses, les inégalités, le comportement d’investissement des individus…tout en s’amusant !
De 4 à 6 Joueurs / 120 min / à partir de 16 ans
Le but du jeu ? Les joueurs cherchent à accroitre leur richesse en investissant dans le foncier et l’immobilier, tout en s’adaptant aux règles fiscales qui changent à chaque étape.
Le jeu sera bientôt disponible en ligne.
Conception et développement
Conçu et développé par Alain Trannoy (EHESS / AMSE) Miriam Teschl (EHESS/AMSE) et Léa Dispa (CNRS/AMSE).
Sur une idée impulsée dans le cadre du festival Allez-Savoir organisé par l’EHESS et la Ville de Marseille, avec le soutien financier de la Bourse aux projets de culture scientifique d’Aix-Marseille Université, et la participation de Miguel Rotenberg et Benjamin Pellegrin du collectif Playtime. Ce projet est porté par la SATT-SE.
La petite histoire
Le tour des propriétaires s’inspire d’un jeu créé par Elisabeth Magie en 1904 aux États-Unis sous le nom de The Landlord’s Game. Ce jeu chercher à promouvoir les idées de l’intellectuel américain Henry George, qui fut le premier à proposer un système de taxation sur le foncier urbain plutôt que sur le travail pour réduire les inégalités dans la société. Elisabeth Maggie proposait un jeu en plusieurs étapes qui démontrait les effets négatifs des monopoles et du laisser-faire sur la société et les inégalités. Quelques années plus tard The Landlord’s Game a inspiré le jeu du Monopoly® qui a détourné le propos initial de sa créatrice.
L'idée de taxation sur le foncier urbain a été reprise et actualisée dans un livre d’Alain Trannoy et Etienne Wasmer (2022) Le grand retour de la terre dans les patrimoines et pourquoi c’est une bonne nouvelle, aux éditions Odile Jacob.