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17 AVRIL 2019
Le débat sur la rémunération des acteurs de santé est ouvert depuis la remise fin janvier du rapport de Jean-Marc Aubert, patron de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé. La concertation lancée ensuite sur ce thème par Agnès Buzyn touche à sa fin. Mais sans attendre les décisions de la ministre, il est clair que la logique forfaitaire devrait progresser, notamment dans le mode de paiement du médecin généraliste. Le Quotidien a sollicité les avis de deux experts économistes sur cette question. L’un et l’autre reviennent sur l’intérêt, mais aussi la difficulté de l’entreprise. Et posent comme un préalable, la nécessaire protocolisation des pratiques et des parcours.

Le rapport propose de passer des modèles principalement basés sur l’activité (paiement à l’acte en médecine générale par exemple) à des paiements suivant diverses formules (ou « forfaits ») pour rémunérer la qualité et la pertinence des soins, le suivi de l’ensemble des soins, etc. dans la droite ligne d’une démarche de qualité. 

Pour l’économiste de la santé à l’Université Paris Dauphine, Claude Le Pen, de telles mesures sont certes louables, mais leur mise en pratique s’avère difficile. L’hétérogénéité des conditions d’exercice rend difficile la mise en place de forfaits pluri-professionnels (ceux qui répartissent un budget fixe entre tous les intervenants du suivi thérapeutique). Cela nécessite la mise en place de négociations interprofessionnelles. 

Pour Bruno Ventelou, économiste de la santé au CNRS et à Aix Marseille Sciences Economiques, la mise en place des forfaits pourrait être une bonne réponse aux besoins d’organisation et de régulation du système, mais la répartition du budget qui lui est associée s’avère complexe. De nombreuses questions restent en suspens et devraient certainement passer par la protocolisation des prises en charge.  


Deux tribunes de Claude Le Pen et de Bruno Ventelou dans Le Quotidien. 

Lire l’article ici 

 

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